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Théatre d'un assassinat

Les faits divers n’ont pas épargné au cours des siècles passés notre petite commune.

Saint-Brice fut le théâtre d’un assassinat dans la nuit du 8 et 9 mai 1798 (19 et 20 floréal An VI).

L’évènement donna lieu à une enquête et procès-verbal en date du 24 floréal An VI (13 mai 1798) :

« Par devant moy Jean Sabouraud, agent municipal de la commune de Saint Brice Charente canton de Cognac département de la Charente, sont comparue Henry Jarnac, propryetaire, agée de 62 ans et Pierre Sabouraud Dubois, cultivateur, agée de 63 ans, demeurant l’un et l’autre en la commune de Saint Brice, lequel Jarnac ma déclarée que Louise Lacrois, fame de Louis Aubinaud, sa domestique est décédée hier vers les 9 heure du matin agée de 47 ans dans sa maison de Bélair susditte commune par suitte des coup et blessure quelle a resue des assassins qui se sont introduit chez luy dans la nuit du 19 au 20 de ce mois, ainsy quil est constatée par le procée-varbal fait le jours de hier par lofficier de police judiciaire du canton de Cognac et le raport intercallée des officiers de santée qui estiment daprès louverture quils ont fait du cadavre, que le coup qui luy a esté portée au tempe ayant aucasionnée un épanchement de sang sur le cotté droit du cerveaux et dans les vennes juculaires a esté cause de sa mort daprès cette déclaration comforme audit procée varbal quil ma estée representée je me suis transportée au lieu du domicille je me suis assurée du décée de la ditte Louise Lacroix fame Aubinaud je en ay dressée le present acte que les dits Jarnac et Sabouraud ont signée avec moy.

Fait a lagence municipalle de Saint Brice Charente, les jours mois ans que dessus ».

Qui était la victime ?

Louise Lacroix était née au bourg de Chassors le 12 décembre 1750, fille de Pierre Lacroix, charpentier et de Marie Bassiot.

Elle avait épousé à Chassors le 27 avril 1776 Louis Aubinaud, né à Mérignac le 10 juillet 1747, demeurant au logis de Nanclas (Jarnac) comme jardinier, lui-même fils de Jacques Aubinaud, journalier et de Marie Chambert.

Quant à Louis Aubinaud, son mari, il est encore mentionné à Saint-Brice en 1805.

Rien d’autres n’a filtré de l’enquête ... probablement toujours en cours ... et si le ou les assassins courent encore, que la population saint-briçoise ne succombe pas à la psychose.

La municipalité veille au grain ...

Article de Patrick HURAUX.